Homélie du dimanche 06 août 2017


Chaque année, le 6 août est consacrée à la fête de la transfiguration de notre Seigneur Jésus. C’est un très grand mystère que nous sommes invités à contempler à la suite des trois apôtres que Jésus a pris avec lui sur la montagne.

Cet événement nous enseigne avant tout que la foi chrétienne, ce n’est pas seulement penser que Dieu existe mais c’est oser affirmer que la gloire du Dieu unique est sur le visage d’un homme en chair et en os. En effet, Jésus qui est homme comme vous et moi avec de vraies mains et de vrais yeux qui savaient pleurer veut montrer le plus clairement qu’il est aussi Dieu : vrai Dieu né du vrai Dieu, lumière née de la lumière, professons-nous chaque dimanche. Cette dimension de son être, beaucoup ne voulaient pas la percevoir : De là les interrogations à son sujet : d’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors d’où lui vient tout cela ?

L’événement de la transfiguration consiste alors pour Jésus à manifester tout l’éclat et toute la gloire de sa divinité. La présence de Moïse et d’Elie, qui sont les grandes figures de l’Ancien Testament et qui symbolisent la Loi et les Prophètes, est une garantie : c’est comme pour nous dire : voilà Celui qui doit venir : la Torah vivante, la Parole complète de Dieu. Mieux, le Père Lui-même a fait entendre sa voix pour nous rassurer sur la divinité de Jésus : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ».

Comme on peut le voir, la proclamation solennelle de Jésus comme Fils est immédiatement suivie de l’injonction « écoutez-le ». Cette injonction n’est pas à prendre à la légère ; c’est un ordre du Père Lui-même. Cet « écoutez –le » signifie suivez lui, faites tout ce qu’il vous enseignera car c’est mon visage dans le monde et par Lui c’est moi-même qui suis présent. Jésus lui-même va le redire à la veille de sa passion à Philippe qui lui demandait: « Montre-nous le Père et cela nous suffit». Et Jésus lui dit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis- tu : Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? (Jn 14, 9-10).

Voilà qui nous permet d’affirmer que le « je crois en Dieu ne dit pas qu’on n’est chrétien à lui seul ? », mais c’est la foi au Christ, le Verbe fait chair, le Fils Unique de Dieu, Parole de la révélation divine elle-même, qui fait le Chrétien ; c’est Jésus, Dieu devenu homme, qui remplit notre crédo. Par conséquent, en tant que chrétiens, nous sommes appelés à contempler dans le visage de cet homme de Nazareth le Dieu trois fois saint. Nous n’adorons pas un Dieu inconnu mais un Dieu qui s’est manifesté dans la faiblesse de l’humanité comme un Serviteur, comme l’un de nous.

D’un autre côté, la transfiguration est une révélation du royaume des cieux. Au chapitre 13 de l’évangile de Mathieu, Jésus a donné plusieurs paraboles pour parler à ses disciples du royaume des cieux. Mais avec la transfiguration, Pierre, Jacques et Jean ont le privilège de contempler directement ce que vaut ce royaume. On comprend ainsi les paroles obscures que Jésus a adressées à ces apôtres avant l’événement de la transfiguration : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance » (Mc9, 1). Ainsi, certains des présents, en tout cas les trois disciples, qui accompagnent ensuite Jésus dans son ascension de la montagne, affirme Benoît XVI, reçoivent l’assurance qu’ils vivront la venue du Royaume de Dieu avec puissance : « ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille ». Sur la montagne, les trois disciples voient Jésus illuminée par la gloire du royaume de Dieu. En effet, les vêtements blancs de lumière que porte Jésus lors de la transfiguration sont l’expression des êtres célestes. L’Apocalypse de Saint Jean parle des vêtements blancs que porteront ceux qui seront sauvés. C’est un bonheur sans fin d’être dans la béatitude de Dieu. Pierre a fait l’expérience et par sa réaction, on comprend que le véritable bonheur se trouve dans la contemplation de Dieu. Apprenons chers frères à contempler Dieu dans la sainte eucharistie. C’est là que nous puiserons notre force et notre joie malgré tout.

Ainsi, la transfiguration éclaire la question la plus importante pour nous : La vie a-t-elle un sens ? Oui chers amis, car malgré tout, malgré les souffrances du temps présent, nous avons cette garantie : les justes resplendirons comme le soleil.

Que le Seigneur consolide toujours en nous cette fervente espérance.

Le Seigneur soit avec vous !

 

Source principale : therese-godomey.blogspot.com.co

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