Le Grand Séminaire de Philosophie saint Paul de Djimè situé dans le diocèse d’Abomey, à environ cent vingt kilomètres de Cotonou au Bénin a été le cadre de la rencontre de formation des jeunes confrères de la Vice-Province. Le thème de cette formation était le suivant: «Vie eudiste en Afrique, hier et aujourd’hui: Redécouvrir l’intuition fondatrice de la mission eudiste en Afrique»

 

L’histoire des eudistes en Afrique pourrait être scindée en trois périodes selon le Père Didier, l’un des animateurs de la session. La première serait de 1958, date d’arrivée du Père Claude Frikart pour la construction du grand séminaire saint Cœur de Marie à Anyama, jusqu’en 1973 ; elle est marquée par la formation donnée, non seulement au Grand séminaire, mais aussi au Moyen séminaire de Kouté à Yopougon et à l’ISCR (qui deviendra l’ICAO puis UCAO).

La seconde période, à partir de 1974, ouvre l’autre bras du charisme eudiste, l’évangélisation : saint André est la toute première paroisse. De là vont rayonner les eudistes en créant d’autres paroisses.

Dès 1986, la province de France va s’orienter vers la formation des eudistes africains avec la construction de la Fraternité saint Jean Eudes de Yopougon (1987-1988). De cette date jusqu’aujourd’hui, la vie eudiste africaine s’affirme davantage : la Fraternité saint Jean Eudes d’Atropocodji au Bénin (1990), la délocalisation de la formation de Yopougon à Abatta (2000), la direction du temps spécial assurée par les africains à la même époque, la création de la Région Afrique (2003), l’érection de la Vice-Province d’Afrique (2005), sans occulter l’ouverture de la mission eudiste au Burkina Faso et au Togo.

Il faudrait toutefois noter quelques zones d’ombre comme la paroisse saint Marc des Toits Rouges cédée au diocèse de Yopougon (1998), la fermeture des missions de Kpalimé au Togo et de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso et la question de l’autonomie financière de la Vice-province.

Se laisser interpeller par les pionniers eudistes, et comme Jean Eudes, ouvrir avec audace les voies nouvelles pour faire grandir le Royaume de Dieu en Afrique, telles sont les leçons de cette session des jeunes confrères de la Vice-Province d’Afrique qui a eu lieu du 2 au 7 juillet 2017. Afin d’aider à fortifier davantage les jeunes prêtres dans toute leur vie, une retraite sur « Former Jésus en nous » a inauguré la rencontre. Elle a été prêchée par le Père Jules Amagnon, membre de l’équipe qui accompagne les jeunes confrères de la Vice-Province d’Afrique.

Une visite à l’évêque du lieu, Mgr Eugène Houndekon, a agrémenté le séjour. Non sans oublier la célébration de la messe du dimanche 2 juillet au soir à la paroisse saint Bénito de Bohicon, paroisse confiée aux bons soins des Pères eudistes.

Un repas copieux a marqué le passage historique des jeunes prêtres de la Vice-Province. La session des jeunes confrères a lieu chaque deux ans.

L’atmosphère était très conviviale et bon enfant ; le bibliste Raphaël pouvait nous citer allègrement le Ps 133 et tous les autres reprendre en chœur ! Ont participé à la formation, les Pères Raphaël (Yopougon), Clovis (Abatta), Serge (St Bernard Attoban), Sperauld (Attiégouakro), Christian et Daniel (Katiola), Urbain (Bobo-Dioulasso), Bernard Dabiré et Rodrigue Boafo (Albi), Cipesvy (Godomey), Gratien et Marcus (Atropocodji) et Roland (Bohicon), avec les accompagnateurs, les Pères Jules, Paul et Séverin. Il faudrait aussi rappeler que du 10 au 19 juin dernier, le Père Séverin a animé à Naïrobi cette même session aux trois jeunes prêtres eudistes en mission au Kénya : les Pères Bernard Assédi (diocèse de Ngong) et Mahoussi et Jean-Paul (diocèse de Naïrobi). Devrait participer à cette session le Père Sylvain, actuellement en mission en Colombie (Minuto de Dios). Que les prières de saint Jean Eudes accompagnent les jeunes confrères dans leur mission.

L’équipe des accompagnateurs des jeunes prêtres.

 

Lire notre website CJM. Cliquez ici